ERWAN : “ Tout ce que je ne vous ai jamais dit” ! (Série 2 “L’enfance”/ épisode 3 /6)

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La maison où j’ai grandi :

J’aimais beaucoup cette grande maison, que nous habitions à cette époque, avec sa belle façade blanche, car il y avait un grand jardin à étages, c’est-à-dire que l’on pouvait accéder à différents plans de terrain successifs, grâce à des escaliers en pierre et se retrouver par exemple de l’autre côté de la grange où mes parents garaient leurs voitures, mais au niveau de la base du toit, c’est- à-dire de la gouttière ! Un super terrain de jeu que j’allais investir rapidement et pas le seul ! Et c’est ainsi qu’il y avait sur l’une des parties surélevées, un portique d’une hauteur de 3 mètres, avec un trapèze du haut duquel, je pouvais observer tous les patients qui venaient voir mon père en consultation par l’entrebâillement d’une petite fenêtre haute, qui normalement empêchait de voir ce qui se passait à l’intérieur. Je crois n’avoir jamais dit à mon père que je pouvais contempler depuis ce perchoir sa clientèle ! Mais une chose m’avait frappée et si je vous en parle maintenant, c’est qu’elle va me définir pour restant de ma vie. Chez mes parents, tout le monde était le bienvenu. Mon père se déplaçait de jour comme de nuit chez n’importe quel patient, qu’il ait été notable, énarque, artisans, agriculteurs, curé, ouvrier ou même l’idiot du village…

Pour mes parents, tout le monde devait avoir le même traitement. Ma mère qui à cette époque tenait le téléphone et recueillait les appels en faisait de même. Je n’ai jamais entendu mon père ou ma mère faire un commentaire désobligeant sur l’une ou l’autre de ces gens-là…

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